Parce que j’ai besoin d’apprendre. Apprendre à structurer ce que nous avons commencé. À prendre du recul. À confronter nos idées à des personnes qui connaissent l’entrepreneuriat. À rencontrer d’autres femmes qui vivent la même aventure. Et à accepter que, malgré toute mon expérience professionnelle, je suis aujourd’hui une débutante dans ce nouveau métier. J’ai relu mon dossier. Je l’ai validé. Et là, j’étais tellement contente ! J’avais osé. Mais presque aussitôt, une autre pensée est arrivée : Et maintenant, ils vont juger mon idée. Mon projet. Ce projet qui, quelques mois plus tôt, n’existait même pas. Ce projet dans lequel je me suis embarquée presque sans m’en rendre compte.
Est-ce qu’ils vont y croire ? Est-ce qu’ils vont me prendre au sérieux ?
Je crois que c’est ce qui m’a le plus impressionnée. À 61 ans, après une longue carrière, me retrouver à attendre que quelqu’un me dise si mon projet mérite d’être accompagné. Comme quoi, on peut avoir de l’expérience et retrouver, en un clic, le trac d’une débutante ! Mais une chose est sûre. Quelle que soit leur réponse, j’étais fière d’avoir candidaté.
Parce qu’avant de convaincre les autres, il faut parfois commencer par oser présenter son idée.
Prochain épisode : le pitch. Parce qu’apparemment, remplir un dossier ne suffisait pas… il allait aussi falloir défendre mon projet à l’oral !
